Edito du numéro 125 de Versailles + d’avril 2020

édito écrit par Marie-Louise Mercier Jouve

« Nous sommes en guerre »

 

Ce vocabulaire employé par le président de la République Emmanuel Macron rappelle celui de 1914. Nous avons un ennemi : le covid-19. La déclaration de guerre a eu lieu à la mi-mars 2020. A l’annonce de l’arrivée du danger, des retraités se réengagent. Des volontaires se présentent. Alors que des déserteurs fuient en un exode massif.
Mais nous sommes peu armés : ni gels, ni masques, du fait de l’incurie de gouvernements passés. Pourtant une défense se présente : le confinement et des municipalités envisagent même le couvre-feu. Quelques citoyens passent outre. Mais la police – parfois la police montée – est en patrouille, arme au poing.
Heureusement, beaucoup de soldats sont au front : en première ligne, médecins, chirurgiens, infirmières qui, dans leurs tranchées, luttent avec courage pour soigner les victimes. Les malades sont très dangereux et les soignants, bien que tous masqués, sont menacés. Certains déjà sont morts en service. Il est question de leur attribuer le titre de « morts pour la France ».

Il y a la deuxième ligne : l’intendance, ceux qui approvisionnent en victuailles, fournissent médicaments et traitement, ceux qui désinfectent. Ils sont aussi en danger.
Ce sont des héros.
Chaque soir, à l’arrière, les citoyens manifestent leur reconnaissance.
En troisième ligne les chercheurs essaient, testent des traitements. Un chercheur- médecin du sud de la France pense avoir trouvé le moyen de lutter conter l’ennemi, mais il est contesté par le Service de Santé.
Arrivés dans les hôpitaux, les patients subissent un triage : petits malades, moyens et grands malades. Ils sont tous contagieux et sont accueillis dans un poste de secours sous tente. Certains très touchés sont envoyés en trains ou avions sanitaires dans des hôpitaux de l’intérieur, faute de place dans les hôpitaux de première ligne.
Et puis on fait appel aux femmes de France pour confectionner masques et blouses pour les soignants. Toutes se sentent mobilisées dans des « œuvres » solidaires.

Cette guerre devait peu durer, comme le disaient notre président et son Etat major à l’arrivée de l’ennemi, car celui-ci n’était pas si puissant que cela. La stratégie est floue, hésitante et la lutte s’éternise. La population a peur. Quand cette guerre va-t-elle prendre fin ? Nul ne le sait.

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