Le cadeau de la SNCF pour Noël, les nouveaux trains de la gare Rive Droite

Le Francilien nouveau est arrivé. Depuis des semaines, il opérait des rondes de nuit pour s’acclimater à son nouvel univers.

Francilien_Portes

A partir du 11 décembre, il sort de la pénombre pour offrir son visage tout neuf aux utilisateurs versaillais. Vingt-quatre rames aux couleurs vives et chatoyantes, provenant des usines Bombardier de Crespin, près de Valenciennes feront leur apparition sur la fameuse ligne L de Saint-Lazare à Versailles Rive Droite. Leur esthétique séduisante offre un contraste saisissant avec les voitures chaotiques qui étaient depuis des décennies le lot commun de voyageurs évoluant entre la résignation et la colère. Premier atout : toutes les rames sont mises en oeuvre en même temps (ce qui ne sera pas le cas pour la branche de Saint Nom la Bretèche, qui sera servie à partir de septembre 2018 et au compte-gouttes). Versailles bénéficie ainsi d’un régime de faveur qui ne s’explique pas parce que la présidente de la région, Valérie Pécresse, y réside, mais parce que la rénovation en cours du viaduc de Marly sur l’axe Saint-Nom la Bretèche ne permet pas, pour l’heure, d’accepter le nouveau Francilien.A partir du 11 décembre, il sort de la pénombre pour offrir son visage tout neuf aux utilisateurs versaillais. Vingt-quatre rames aux couleurs vives et chatoyantes, provenant des usines Bombardier de Crespin, près de Valenciennes feront leur apparition sur la fameuse ligne L de Saint-Lazare à Versailles Rive Droite. Leur esthétique séduisante offre un contraste saisissant avec les voitures chaotiques qui étaient depuis des décennies le lot commun de voyageurs évoluant entre la résignation et la colère. Premier atout : toutes les rames sont mises en oeuvre en même temps (ce qui ne sera pas le cas pour la branche de Saint Nom la Bretèche, qui sera servie à partir de septembre 2018 et au compte-gouttes). Versailles bénéficie ainsi d’un régime de faveur qui ne s’explique pas parce que la présidente de la région, Valérie Pécresse, y réside, mais parce que la rénovation en cours du viaduc de Marly sur l’axe Saint-Nom la Bretèche ne permet pas, pour l’heure, d’accepter le nouveau Francilien.

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Une Ferrari sur une route cabossée 
Les nouvelles rames sont reliées entre elles par un cheminement continu, comme celles de certaines lignes de métro, ce qui facilite la circulation intérieure et évite aux personnes de s’entasser de façon inconfortable aux heures de pointe. Le nombre de places assises n’est pas augmenté, mais on peut loger davantage de voyageurs debout, en améliorant les barres de maintien, en éliminant les pieds des sièges. Les portes sont beaucoup plus larges, facilitant les mouvements des voyageurs. Les voitures s’adaptent à la hauteur des quais, qui ne sont pas tous à la même hauteur.
L’ensemble est beaucoup plus silencieux : des moquettes très fines et multicolores sur les sièges et ainsi q’un éclairage particulier créent une ambiance zen propice au calme. Mais il n’y a toujours pas de toilettes et les compartiments pour les bicyclettes situés au milieu de la rame sont tout à fait insuffisants.
Au total, Francilien va mettre fin à une série de nuisances de plus en plus mal supportées par les usagers, qui vont enfin avoir le sentiment de retrouver le confort qu’ils rencontraient dans d’autres capitales. Mais tout n’est pas gagné pour autant. « Ces nouvelles rames représentent une étape importante et très positive pour l’avenir de la Ligne L mais on n’est pas à l’abri des surprises, note Emmanuel LION, conseiller municipal de Versailles chargé des transports ferroviaires. Car on ne fait pas rouler une Ferrari sur une route cabossée sans dommages ». La mise en route d’un matériel moderne est un atout : encore faudrait-il qu’il évolue sur des infrastructures à l’unisson. Or, la situation est quasiment catastrophique autour de la gare Saint-Lazare, où certaines installations sont vieilles de soixante ans. On est confronté sans cesse aux dysfonctionnements de la signalisation, des aiguillages, des caténaires, etc…, victimes de l’usure du temps, qui expliquaient souvent la suppression de certains trains et dont la remise en état va demander de longues années.
En définitive, le plaisir que vont éprouver les utilisateurs risque d’être assombri par des incidents de circulation qui ne manqueront pas de se produire. Il conviendra d’être vigilants pour éviter que la SNCF et tous les responsables des lignes ne considèrent pas qu’ils peuvent se reposer sur des lauriers qui sont encore chargés d’épines.
Michel Garibal

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