Florent Richard, ou la passion du patrimoine

Il n’est pas encore entré dans la quarantaine, mais il a déjà un impressionnant palmarès à son actif

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Architecte, il est investi dans quatre-­vingt opérations de construction ou de rénovation, dont le rayon d’action s’élargit sans cesse, mais reste attaché à Versailles, une ville pour laquelle il nourrit une passion qui peut trouver une certaine inspiration dans son ascendance familiale : son père était un ancien officier du Génie, une arme longtemps célébrée dans la ville du Roi Soleil, une arme qui au sein de l’armée a souvent engendré des bâtisseurs. Sa scolarité s’est déroulée au lycée La Bruyère. Déjà, il arpentait de long en large les artères de la ville, fasciné par une cité qui ne ressemblait à aucune autre. Parce qu’elle était née au dix-­septième siècle, tardivement en comparaison des autres grandes métropoles, ce qui en faisait une ville nouvelle à l’époque, et allait conditionner son développement et son avenir de façon irréversible et ne la faire ressembler à aucune autre. C’est cette prise de conscience qui a fait mûrir sa vocation en suivant les cours de l’école d’architecture de la ville. Avec son diplôme en poche, il s’oriente très vite vers l’architecture du patrimoine au célèbre centre d’études de Chaillot. Architecte, il est investi dans quatre-­vingt opérations de construction ou de rénovation, dont le rayon d’action s’élargit sans cesse, mais reste attaché à Versailles, une ville pour laquelle il nourrit une passion qui peut trouver une certaine inspiration dans son ascendance familiale : son père était un ancien officier du Génie, une arme longtemps célébrée dans la ville du Roi Soleil, une arme qui au sein de l’armée a souvent engendré des bâtisseurs. Sa scolarité s’est déroulée au lycée La Bruyère. Déjà, il arpentait de long en large les artères de la ville, fasciné par une cité qui ne ressemblait à aucune autre. Parce qu’elle était née au dix-­septième siècle, tardivement en comparaison des autres grandes métropoles, ce qui en faisait une ville nouvelle à l’époque, et allait conditionner son développement et son avenir de façon irréversible et ne la faire ressembler à aucune autre. C’est cette prise de conscience qui a fait mûrir sa vocation en suivant les cours de l’école d’architecture de la ville. Avec son diplôme en poche, il s’oriente très vite vers l’architecture du patrimoine au célèbre centre d’études de Chaillot.
Parallèlement, pendant ses études, il s’exerce au rôle de dessinateur auprès de Pierre-­André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques à un moment crucial, alors que la tempête de 1999 venait de modifier profondément la physionomie de cette ville jardin. Il donne aussi des cours d’histoire et d’architecture à l’école de Paris-­Val de Seine et devient un collaborateur d’Hervé Baptiste (ACMH) pendant quelques années, avant de fonder son propre cabinet en 2006. Quatre ans plus tard, il s’associe avec un de ses aînés Alain Charles Perrot (ACMH), qui sera le point de départ d’une rapide ascension. Les chantiers auxquels il va collaborer sont innombrables et prestigieux : Les Bernardins, Le Palais Royal, La Banque de France, Matignon, la Comédie française, le Palais Garnier, l’hôtel Lutetia, et tant d’autres lieux uniques, pour n’en citer que quelques-­uns. Progressivement, son champ d’action s’est élargi. Avec son équipe d’une vingtaine d’architectes, il n’hésite pas à explorer le monde, avec l’ambition de prospecter toujours plus loin pour assurer la préservation de sites exemplaires, car notre architecte est un homme ambitieux et résolu. On l’a vu ainsi en Irak, à Fès, à l’île Maurice et il s’intéresse de près au Moyen Orient.

Des projets sur Versailles

Ses interventions à Versailles peuvent paraître modestes en contrepartie. Il a une mission d’expertise sur l’église Notre-­Dame. Il a été lauréat associé avec marchi architectes pour la compagnie de Phalsbourg et la Caisse des Dépôts pour créer un nouvel ensemble autour de l’ancienne poste centrale désaffectée afin de donner un essor nouveau à l’un des points cruciaux de la ville. C’est un projet essentiel qui s’inscrit dans sa philosophie de valoriser les centres villes, à l’heure où trop de cités recourent à une dévitalisation de leur coeur par le départ de nombreux équipements vers de grandes surfaces en périphérie, laissant ainsi leur âme à la mono-­activité, à la désertification et à l’étalement urbain.

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Versailles n’a heureusement pas subi cette déformation funeste. Elle s’inscrit dans un écrin  végétal bordé par Satory et la plaine Saint-­Antoine, avec une mosaïque de quartiers qui fonctionnent de manière autonome. Ainsi peut-on avoir pour la ville l’ambition de multiplier les activités qui associent la population et les touristes, pour permettre une création de valeur ajoutée, valeur immatérielle aussi sous la forme d’un certain bonheur de vivre, à l’opposé de tant de cités où l’urbanisme contemporain a développé au contraire un climat anxiogène.
Ce sont ces atouts qui expliquent l’attrait croissant que Versailles exerce sur Florent Richard, qui souhaite s’impliquer de plus en plus dans cette cité si riche d’un passé qui lui permet de dessiner un futur qui échappe aux modes, où la recherche de la qualité crée le climat favorable à l’émergence de jeunes talents.
Michel Garibal

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