La déferlante de la Pokemania Pokemon Go, un voyage d’apprentissage à Versailles

Par OdileBK

On craignait cet été un climat anxiogène après les attentats qui ont endeuillé la France. On redoutait la chute des touristes. En réalité, Versailles a fait face à une véritable invasion, celle des pokemon qui modifie le comportement de la foule de ses nouveaux adeptes et représente désormais la manière la plus originale de visiter un lieu.
A l’origine un développeur japonais Satoshi Tajiri, s’inspirant de l’élevage de criquets réalisés pendant son enfance conçoit en 1995 des jeux vidéo pour Nintendo. Le personnage principal Sacha voyage à travers des régions fictives pour capturer toutes sortes de monstres qui s’adonnent eux-mêmes à des combats, mais qui ne sont pas mortels et qu’on peut dresser. En dix ans, le concept a évolué de façon considérable, s’étendant au monde entier. La Pokemania ne concerne pas seulement les jeux vidéo, mais aussi des séries et des films, des cartes à jouer, etc. On en est à la septième génération, le prochain jeu, Pokemon Lune et prévu pour le 23 Novembre.
Pokemon, mode d’emploi
Versailles est littéralement envahi aujourd’hui par les Pokemons et leurs dresseurs.
Vous ne les voyez pas ?
Il faut pour cela que vous chargiez sur votre smartphone l’appli gratuite : « Pokemon GO » développée par Niantic, une start-up de Google lancée en 2010 et qui s’est remboursée en une seule journée après le lancement de l’appli.
Il faut ensuite créer un avatar, choisir l’un des 3 starters : Carapuce, Salamèche ou Bulbizzare et hop, et c’est parti !
Surtout, coupez le son de votre smartphone, la musique de Pokemons GO, genre film de guerre des étoiles, devient vite insupportable.
Cette nouvelle population virtuelle, visible uniquement sur les écrans de votre smartphone, a de quoi attirer les touristes et surtout faire sortir les ados de leur chambre pour devenir les meilleurs « dresseurs de Pokemons » de la bande en les chassant dans toute la ville.
Car c’est plutôt en ville qu’ils se trouvent et plus il y a de sites historiques, plus c’est intéressant pour les joueurs !
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Versailles est donc la ville idéale. Partout des rassemblements se forment pour organiser la traque : on en trouve rue Carnot, mais aussi aux Etangs Gobert, chez des commerçants qui voient l’intérêt d’animer leurs boutiques. Et naturellement, le château et son parc constituent un sommet d’attraction inégalable.

En France, alors que le jeu a été rendu disponible le 15 juillet dernier, on compte déjà 6 millions d’émules de Pokemon GO.
Les adeptes marchent tous les yeux rivés sur leur téléphone, alors qu’ il suffit de le garder dans sa poche, il vibre quand un Pokemon se trouve dans un rayon de 300 mètres, on s’arrête, on le cherche en faisant pivoter son écran à 360° autour de soi… et dès qu’on le voit, on clique sur lui et on lui lance la Pokeball qui se trouve en bas de son écran afin de le capturer. Simple.

Ensuite, chacun compare son Pokédex (collection de Pokemons capturés), tout comme les enfants comparaient leurs cartes Pokemon à l’école dans les années 2000.
Sacha, le personnage principal, accompagné de Pikachu (le fameux gentil Pokemon jaune aux oreilles pointues) chasse les autres Pokemons pour les dresser.
Attention, on ne tue pas… on « dresse » et on ne les chasse d’ailleurs on les capture.
Il s’agit d’un jeu pacifiste. Même après un combat sans merci dans une « arène », les Pokemons peuvent revivre.
Tout pour plaire ce jeu.
De plus, ce jeu oblige à marcher (parfois plus de 5 km) pour pouvoir avoir le droit de chasser certains Pokemons ou faire éclore certains œufs. Attention…tenter de tricher en utilisant un moyen de locomotion est détecté. Pokemon GO oblige les enfants à sortir de la maison et offre aux parents un terrain de connivence avec leurs ados (rare !). Car on se prend au jeu. C’est totalement addictif !
Pokemon a bercé la jeunesse de la génération Y. Ils connaissent tous les noms des Pokemons (ah s’ils pouvaient nous réciter les verbes irréguliers anglais de la même manière !) et le nom de leurs « évolutions». Eh oui, le Pokemon se transforme pour devenir de plus en plus fort. Il change de nom au passage.
Par exemple, le mignon Evoli peut
« évoluer » en 3 autres Pokemons, selon les circonstances.
Tous ces jeunes de moins de 30 ans savent tout cela par cœur.
On a du mal à suivre, mais on s’accroche !!!
Le rêve de tout « dresseur de Pokemons » est de capturer les 151 premiers Pokemons disponibles dans le jeu (car il en existerait plus de 700 aujourd’hui !). Ce sera quand Niantic le décidera, car on ne les trouve pas encore dans la nature. Et la frustration continue, car sur les 151 Pokemons « capturables », seuls 142 sont en liberté en France continentale (c’est http://www.PokemonsFrance.fr qui le dit).
Pour attraper des Pokemons sans avoir à marcher des kilomètres, il faut se rendre dans des Pokestops (lieux historiques, points d’intérêt, statues, ou même certains lieux « commerçants » qui ont compris l’opportunité) y déposer un leure pour gagner des pokeballs, de la poussière d’étoiles, des œufs, des points d’expérience…
Tous les dresseurs de Pokemons deviennent hypercalés sur leur ville ou région ! Une expérience touristique différente des sentiers connus.
On repère ensuite les arènes (qui sont aussi des lieux importants de la ville) et combattent avec au moins 6 Pokemons collectionnés sur leur Pokedex, en déployant des astuces et stratégies.
Un groupe Facebook Pokemon GO Versailles comporte déjà près de 1000 membres.

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