Des lueurs d’espoir dans une rentrée pas comme les autres

Par Michel Garibal

Apparemment, les vacances ont déroulé leur rituel habituel. Versailles a adopté la tradition de somnolence estivale. Ses habitants de sont égayés dans la France profonde, voire à l’étranger. La chasse aux boulangers ouverts s’y est déroulée comme chaque été. Au marché, les commerçants maugréaient devant une clientèle plus rare et bien souvent décidaient de rallonger leur période d’éloignement. La fréquentation du château était un peu moins active, mais les feux d’artifices continuaient d’être tirés chaque samedi, à l’inverse d’autres cités où ils avaient été interdits pour des raisons de sécurité.
En apparence donc, le calme régnait sur la cité royale, un peu plus profond cette année, dans un climat qui sur tous les plans n’avait pas la limpidité qu’on lui connaissait autrefois. Il faut avoir le cœur bien accroché cette année pour aborder en face une rentrée tant les menaces prolifèrent. Les attentats sanglants que connait la France créent un climat anxiogène propice au repli sur soi. L’économie est en panne faute d’initiatives. La Grande-Bretagne prépare dans une certaine confusion son retrait de l’Europe, ajoutant aux angoisses sur les perspectives d’une croissance tombée à zéro en France au deuxième trimestre. Le chômage repart de l’avant, malgré la multiplication des astuces administratives pour camoufler la détérioration de l’emploi. Et les feuilles d’impôt s’envolent les collectivités locales étant conduites à durcir la fiscalité, en raison du désengagement de l’Etat.
Ce n’est pourtant pas le moment d’abdiquer. Face à une situation internationale dégradée, les centaines de jeunes versaillais qui ont participé au grand rassemblement de Cracovie méditent les propos vigoureux du Pape François : il n’est pas question de renoncer face à l’époque tourmentée que nous vivons car
« la vie n’est pas un canapé sur lequel on est appelé à se reposer ». L’heure est à l’action. Notre région est fortement concernée par la crise amorcée en 2008, qui a eu un impact sévère sur le développement industriel de l’Ile de France. Plus que jamais, la nécessité de l’investissement s’impose, impliquant une révision dans la politique des subventions, en privilégiant les projets précis et structurants comme le préconise Pierre Bédier (page 8 ) plutôt que le saupoudrage incontrôlé. Des initiatives nouvelles se font jour autour de la nouvelle présidente de la région, Valérie Pécresse, qui entend remettre de l’ordre dans la gestion calamiteuse de son prédécesseur. Elle pourra notamment s’appuyer sur le Président du conseil départemental des Hauts de Seine, Patrick Devedjian, qui va prendre les commandes du premier quartier européen des affaires, celui de la Défense, grâce aux transferts organisé par l’Etat aux collectivités locales, pour mettre fin là aussi à une gestion désastreuse. Versailles pourra en tirer profit grâce au rapprochement esquissé récemment entre les responsables des Yvelines et des Hauts de Seine. La cité royale se trouve au débouché de l’axe Orly-Orsay, cette Silicon Valley française en devenir, toute nimbée des technologies les plus modernes. Elle viendra couronner le développement à l’œuvre commune par son rayonnement irrésistible, son attraction culturelle universelle. Autant de perspectives qui devraient continuer à maintenir dans notre ville un esprit de créativité chez les jeunes, à l’image des start ups qui se multiplient, témoignant une fois de plus que le nom de Versailles est toujours associé aux idées de progrès et de modernité

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